LES IMAGES DE LA BIBLE © Serge Ceruti 2005
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LA CONDAMNATION DE JESUS |
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Le récit tiré de la Bible Une fois arrêté Jésus est emmené devant le grand prêtre
Caïphe. Pour Caïphe c'est un blasphème qui mérite la mort, mais
seul le gouverneur romain, Pilate, peut la prononcer. Pilate demande l'avis de la foule qui demande la mort. Pilate prit de l'eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant : "Je ne suis pas responsable de ce sang ; à vous de voir !" récit d'après l' Evangile selon Matthieu chapitres 26 et 27 |
Dessin de Danielle Beaumont Ceruti d'après l'oeuvre ci-dessous
Le Christ devant Pilate ; MULTSCHER, Hans ; 1437 panneau ; Staatliche Museen, Berlin
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Une mise en scène du récit Un homme debout, Jésus comparaît devant un juge assis, Ponce Pilate. A gauche Jésus qui est l'accusé est amené par des soldats suivis par une foule, il est marqué par les coups reçus. Du côté du juge, on trouve un chef religieux avec sa mitre, et on voit deux femmes dont l'une montre Jésus du doigt. C'est l'épouse de Pilate qui lui dit que Jésus est innocent. Pilate "s'en lave les mains" en utilisant l'eau présentée par un valet.
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VOIR DES IMAGES VOISINES
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Les évangélistes dont les récits sont un peu différents, parlent de deux procès, un religieux et un politique. Le procès religieux se passe devant les grands prêtres : Anne, grand prêtre sorti de charge , ou devant son gendre Caïphe, grand prêtre qui préside le Conseil du Sanhédrin |
Le Christ devant Anne ; Albrect DURER ; 1511 bois gravé ; Fine Arts Museums of San Francisco Harvard University Art Museums
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Le Christ devant Caïphe ; Hans HOLBEIN ; 1524-25 huile sur bois ; Öffentliche Kunstsammlung, Bâle
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Jésus a aussi un procès politique devant Hérode, roitelet de Galilée dont il est sujet, et surtout devant Ponce Pilate, le gouverneur romain qui peut condamner à mort.
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Le Christ devant Hérode ; Simon BENING ; C. 1525-30 tempera et or sur parchemin ; J. Paul Getty Museum, Los Angeles
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Jésus est condamné à mort; Eric GILL; 1917 impression
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| Deux procès différents devant Caïphe et devant Pilate, mais à chaque fois la relation entre le juge et le condamné est directe.
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Le Christ devant le Grand prêtre ; Gerrit van HONTHORST ; C. 1617 huile sur toile ; National Gallery, Londres
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Quod est veritas?; GAY, Nikolay ; 1890 huile sur toile ; Galerie Tretjakov, Moscou Olga's Gallery - Online Art Museum
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| Le procès devant le grand prêtre. Il déchire son manteau . Ce geste n’est pas un signe de colère mais de deuil, car ce que dit Jésus lui semble être un blasphème.
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Le Christ devant Caïphe ; Albrect DURER ; 1504 dessin ; Albertina, Vienne
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Le Christ devant Caïphe ; GIOTTO ; 1304-06 fresque ; Chapelle des Scrovegni ; Padoue
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| Duccio a représenté tous les procès, mais de façon assez semblable. Les emblèmes du pouvoir changent, les participants aussi, mais la composition reste la même.
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Le Christ devant le roi Hérode ; DUCCIO di Buoninsegna ; 1308-11 tempera sur bois ; Museo dell'Opera del Duomo, Sienne
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Le Christ devant Ponce Pilate ; DUCCIO di Buoninsegna ; 1308-11 tempera sur bois ; Museo dell'Opera del Duomo, Sienne
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| L'accent est mis sur Pilate se lavant les mains. Il détourne le regard et prend à témoin le spectateur. Peut-on être bourreau et innocent ?
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Le Christ devant Pilate; LE TINTORET; 1566-67 huile sur toile ; Scuola di San Rocco, Venise
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Le Christ devant Pilate; Nicolas MAES; 1549-50 huile sur toile ; Musée des Beaux-arts, Budapest
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PROLONGEMENTS |
| Jésus est le modèle du Juste injustement condamné en qui pourront se reconnaître des milliers de victimes ultérieures. Les faux témoins, les accusations mensongères, les juges aux ordres, … jusqu’à la foule qui se laisse manipuler, on trouve ici tous les éléments qui permettront la dénonciation des mauvais procès pendant deux mille ans. Mais le procès de Jésus peut aussi être lu à l’envers, ce sont Caïphe et Pilate qui sont condamnés par la vraie Justice, et le Juste qui reste silencieux triomphe devant l’Histoire et devant Dieu.
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| Un geste reste célèbre : Pilate se lave les mains, moyen plus juif que romain, d’affirmer son innocence. L’expression « je m’en lave les mains » est restée mais comme signe d’indifférence et donc de lâcheté
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© Serge Ceruti 2005